A l’heure où beaucoup s’interrogent, tant sur le plan économique que sur notre nouvelle géographie administrative, les Finistériens doivent se convaincre que la mer qui nous entoure, est non seulement une richesse mais également un pilier vital de notre devenir. C’est à partir de cette eau salée, qui monte et qui descend, que nous construirons notre avenir et les fondements durables de notre économie : la pêche, la transformation du poisson, la valorisation des algues, la construction navale, civile et militaire, le commerce mais aussi le tourisme et les énergies renouvelables… sont essentiels au maintien et au développement de l’emploi en Finistère.

Si certaines activités ne sont encore qu’au stade d’un potentiel à développer, prometteuses d’un bel avenir, il ne faut surtout pas négliger ni abandonner ce qui a façonné notre identité et notre culture : les marins et les bateaux ; le poisson et sa transformation. Quand bien même des difficultés persistent, la pêche finistérienne représente environ 2 700 marins et un peu plus de 600 bateaux. Pratiquement 59 000 tonnes d’apports sous criées, pour 168 M€, alimentent notre économie.

Un emploi en mer, c’est environ 4,4 emplois à terre. Même si les chiffres 2013, globalement en baisse depuis 2011, sont revenus au niveau de 2008, point d’ancrage de la crise économique mondiale ; même si nous avons un vrai problème de renouvellement de la flottille, avec un vieillissement de certain des navires, nous devons continuer à croire en l’avenir et permettre la transmission du métier aux plus jeunes. Sans eux, sans des marins formés, la Pêche, en tant qu’activité économique, disparaîtra. Même s’il faut rester vigilant, les perspectives en matière de ressources halieutiques sont plutôt bonnes. Le métier, quoiqu’en disent certaines mauvaises langues, est toujours rémunérateur. Y compris chez les hauturiers. Le salaire est et restera le meilleur moyen de garder et d’attirer les jeunes à la pêche.

Pour autant, l’image que nous véhiculons est trop souvent brouillée par des propos catastrophiques, négatifs et au final contre productifs. Et ce parfois, par les marins eux-mêmes. Si nous avons le devoir de rechercher des solutions pérennes aux difficultés structurelles de la filière : coûts d’exploitation liés notamment au prix du gasoil – nouvelle motorisation – mise en marché – prix de retrait – gestion de la ressource – sélectivité des engins de pêche etc… le double défi majeur reste la formation et la transmission du métier et des bateaux qui vont avec. La question n’est plus « l’homme et la mer » mais l’homme et son bateau.

Il est primordial d’envoyer les jeunes au contact, de leur permettre de goûter à l’eau salée et de s’assurer que finalement c’est aussi un métier pour eux. Sans un père, un grand-père ou un frère déjà marin. Embarquer et sentir le vent du large, affronter les paquets de mer et s’essuyer d’un revers de ciré, goûter aux joies d’un chalut qui déborde ou d’une palangre qui a bien donné. Aimer le cri des mouettes pour le retour au port ! C’est tout le sens et l’intérêt de ces reportages effectués par les jeunes eux-mêmes. C’est toute l’importance de ces témoignages de jeunes marins parlant de leur métier, avec leurs mots et les valeurs auxquelles ils s’accrochent. C’est la nécessité du webzine, porté par l’association de promotion de l’économie, d’un outil de communication moderne correspondant aux us et pratiques des jeunes d’aujourd’hui. Le son et l’image.

La mise en mouvement du verbe et des mots.

N’est-il pas ?

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