« Brest sera prêt en 2015 ! », affirme Fabrice Huret, vice-président de BMO en charge de l’Economie. 
A cet horizon, les énergies marines renouvelables devraient connaître en France leurs premiers développements économiques de grande ampleur avec, notamment, la création du parc éolien de la Baie de Saint-Brieuc dont bénéficiera l’agglomération brestoise. Elus, chercheurs, industriels, formateurs… se mobilisent pour que la Cité du Ponant, qui accueille le Pôle de compétitivité Mer Bretagne et l’institut d’excellence des énegies décarbonnées (IEED) France Energies Marines (en cours de constitution), devienne l’un des acteurs clés de ce marché international à très fort potentiel.  
«Brest, c’est la mer par excellence », affirme Fabrice Huret, vice-président de BMO en charge de l’économie. « Nous disposons de toutes les briques indispensables à l’édification d’une filière industrielle des énergies marines renouvelables (EMR) : infrastructures portuaires, R&D, partenaires industriels, formation… ». Cet « enjeu considérable » représente par ailleurs une opportunité de diversification majeure. Les EMR viendront conforter les activités existantes, telles que la réparation navale actuellement en difficulté, mais en aucun cas ne se substitueront à elles.
Brest possède un atout maître : les 38 hectares du polder, disponibles et aménageables. Propriétaire du port de commerce depuis 2007*, le Conseil régional a annoncé le lancement d’un important programme de travaux (134 millions d’euros au total). Parmi les priorités de ce chantier figurent la consolidation du polder du Moulin-Blanc et surtout l’aménagement d’infrastructures permettant d’y accueillir une base de montage et d’assemblage d’éoliennes offshore et d’hydroliennes. S’y ajouteront, en termes d’activités, le stockage d’une partie des matériels, voire la fabrication d’une partie des fondations des éoliennes posées en Baie de Saint-Brieuc**. A ces fins, le polder sera doté d’un quai et d’un accès maritime amélioré grâce à des travaux de dragage. « BMO prendra sa part dans le financement de ce développement des infrastructures portuaires parce qu’il y a des perspectives d’emplois pour les habitants de l’agglomération », explique Fabrice Huret.
A court terme, le surcroît d’activité proviendra des projets d’éolien posé. « En fonction du consortium retenu dans le cadre du projet de parc en Baie de Saint-Brieuc, nous pouvons espérer entre 80 et 300 créations d’emploi », précise le vice-président de BMO.  La deuxième phase du développement local des EMR concernera l’hydrolien et l’éolien flottant. « Brest constitue une place forte unique en France, et sans doute en Europe, dans le domaines des énergies marines renouvelables », conclut fabrice Huret. « Nous mettons tout en œuvre pour accueillir ces filières d’avenir. »
* Le concessionnaire en est le Syndicat mixte pour le développement de Brest-Iroise qui réunit, à parts égales, BMO, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Brest, le Conseil général du Finistère et le Conseil régional de Bretagne.
**Ce projet prévoit l’installation d’une centaine d’éoliennes posées (et non pas flottantes) en baie de Saint-Brieuc. La puissance installée devrait atteindre 480-500 MW pour un investissement de près de 2 milliards d’euros. Trois consortiums se sont porté candidats. La décision devrait être annoncée en avril prochain.

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