« Ici à Douarnenez, il y a au moins un pêcheur dans chaque famille. Les habitants sont exigeants sur la qualité… ». L’étal de Christian Le Bot, poissonnier sur le marché de Tréboul est alléchant. Cabillaud, merlan, merlu, saint pierre, raie, lotte… sans oublier les fameux poissons bleus, sont proposés à la clientèle. « Sur un marché, les rapports humains sont très importants. C’est un peu comme une grande famille. On fait partie de la vie des gens. Tout le monde se tutoie. On ne voit pas passer les heures de travail. »

90% de pêche côtière

Christian Le Bot achète principalement à Concarneau, au Guilvinec et à Audierne. Sur Internet ou directement sur place. À 90%, ses poissons proviennent de la pêche côtière. « Nous travaillons un poisson de qualité. De ligne ou de filet. C’est ce qui nous permet de faire la différence. »

Les journées débutent à 4 h 30 six jours sur sept en été, et se terminent vers 19 heures, après la vente du soir à la criée. « Le matin, nous avons deux bonnes heures de préparation de nos poissons, crabes et langouste. Dès 7 heures, nous sommes sur le marché. Nous préparons le banc de poissons jusqu’à 8 h 30 », explique Christian Le Bot qui est désormais secondé par son fils, Benjamin. La vente peut alors débuter. Elle se termine à 13 heures. Vers 15 heures, direction Le Guilvinec pour acheter sous criée poissons et langoustines qui seront présentés le lendemain matin sur l’étal. En hiver, le poissonnier est présent quatre jours à Tréboul. « Quatre journées bien remplies ! »

Transmettre le métier

Christian Le Bot accueille pour un mois un jeune stagiaire de 19 ans, Rémy, élève en première année de BTS technico-commercial au lycée Kerustum à Quimper. « J’ai choisi la spécialité poissons, explique-t-il. Nous apprenons les techniques de vente mais aussi le filetage. » Christian tiens à transmettre son savoir-faire. « C’est une profession intéressante. Il faut la montrer aux plus jeunes. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Anti-Spam Quiz: