Eric Olivier est conchyliculteur à la Forêt-Fouesnant. Il élève palourdes et coques dans l’anse de Penfoulic.

Anse de Penfoulic, La Forêt-Fouesnant, face au Cap Coz. La rivière Penfoulic apporte les nutriments qui favorisent le développement des phytoplanctons dont se nourrissent les coquillages. « De l’eau de mer, un peu d’eau douce, du gaz carbonique, du soleil, et la photosynthèse s’opère… ». Eric Olivier y est conchyliculteur. Il s’est installé il y a déjà dix-sept ans, à l’âge de 36 ans. « C’était un reconversion professionnelle. J’étais comptable dans une coopérative de gestion de bateaux de pêche à Concarneau. J’avais envie de changer de métier, d’être en contact avec la nature ».

Quand la société a déposé son bilan, en pleine crise de la pêche, il s’est lancé dans ce nouveau projet. « J’ai suivi une formation au Cempama à Begmeil puis j’ai repris l’activité d’un conchyliculteur qui partait à la retraite ». Il est comblé. Il a trouvé la liberté qu’il recherchait. Eric emploie aujourd’hui une salariée, Béatrice Le Meur, qui gère la vente de la production. Ils exploitent 3,5 hectares de parcs en concession maritime. Les coquillages des viviers Olivier sont vendus en direct aux particuliers, à des grossistes ainsi qu’à des restaurateurs.

Semis d’automne

Les viviers Oliver élèvent en moyenne chaque année 20 à 30 tonnes de coquillages : coques et palourdes grises et japonaises principalement. « Nous achetons les naissains à des pêcheurs qui draguent des bancs naturels de coques. » Les larves de ces animaux fouisseurs sont semées chaque année à partir du mois de septembre. L’opération se termine en décembre. « Coques et palourdes vivent et se développent dans le sol. Nous les dispersons depuis une barge à marée haute », explique Eric Olivier.

Récolte manuelle

Après un à deux ans de croissance, elles sont ramassées. Elles grandissent plus ou moins vite, en fonction des apports nutritifs et de la hauteur d’eau. Plus les parcs sont immergés et plus elles se développent rapidement. Puis vient le temps de la récolte, manuelle, avec une fourche. « Nous sortons tous les jours à basse mer, si le temps le permet. La journée peut commencer très tôt le matin et se terminer tard le soir. » La marée dicte l’emploi du temps. Le prix de la liberté.

Contact – Viviers Olivier : 02 98 56 83 89

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