Cette entreprise d’insertion brestoise gère 60 déchèteries en Bretagne

« La SAS Tribord est née en 1990 d’une volonté de la communauté urbaine brestoise (BMO) d’avoir sur son territoire un outil de lutte contre l’exclusion du monde du travail », explique Ronan Le Guen, président de la structure. Tribord n’a pour actionnaires que des associations : Emmaüs, Sato et l’IBEP. « Nous ne sommes pas une société comme les autres, tous nos résultats restent dans l’entreprise et en financent le développement », poursuit Ronan le Guen.

Et de fait, Tribord s’est implanté sur toute la Bretagne, se spécialisant dans la gestion des déchèteries. La société en pilote aujourd’hui 60 en Bretagne (14 en Finistère dont 5 sur le territoire de BMO) et emploie 210 personnes dont 90 en Finistère. Ces salariés éloignés de l’emploi signent des contrats  de travail de quatre à vingt-quatre mois. « Chaque personne est différente. Il faut plus ou moins de temps pour être en capacité de réintégrer le monde du travail. Nous sommes la dernière marche vers l’emploi durable ».

En poste en déchèterie, les salariés de Tribord orientent les visiteurs et les guident dans les bons gestes de tri. « Nous recevons chaque année 350 000 visiteurs à la déchèterie du Spernot à Brest. Ces postes d’agent d’accueil permettent aux salariés d’acquérir de l’autonomie dans leur travail et de multiples compétences qu’ils pourront valoriser dans un autre emploi.»

Les équipes de Tribord gèrent également une recyclerie mobile sur le territoire de BMO : un fourgon nomade qui récupère, avant leur mise en déchèterie, les objets qui méritent une seconde vie. Ils sont ensuite donnés aux associations Le Boulon et Emmaüs qui se chargent de les revendre.